Fast-food haut de gamme

Nés aux environs des années 50, les fast-foods sont devenus aujourd’hui des acteurs majeurs de la restauration. Par leurs prix bas et leur rapidité de consommation, ils ont su s’adapter à une clientèle variée (salariés dont le temps de pause est court, familles, classes moyennes et ouvrières…). Aujourd’hui, les MacDonalds, Subway, Quick, KFC, etc… sont associés à des critiques sur la santé quand les produits sont consommés excessivement. Pour apporter une nouvelle réponse à une consommation équilibrée, les fast food haut de gamme font leur apparition depuis quelques temps.

Objectif : contrer la malbouffe

Souvent associé aux fast-foods (parfois à tort), la malbouffe ou junk-food correspond à une alimentation composée de produits dont les valeurs nutritives sont faibles alors que certaines substances sont présentes en excès (sucre, lipides, sel…). Ces substances, lorsqu’elles sont consommées massivement peuvent causer certains problèmes de santé : diabète, troubles cardiovasculaires, hypertension… Une étude américaine a même prouvé que la proximité d’un fast Food avec une école (moins de 150m) augmente de plus de 5% le risque d’obésité chez les enfants.

Afin de lutter contre une mauvaise alimentation, de nouveaux concepts émergent. Appuyés par des cuisiniers (Jamie Olivier en Angleterre par exemple, ou Cyril Lignac en France), des entreprises, des agriculteurs, etc… de nouveaux concepts sont mis en place. Par exemple, la semaine du goût a pour but de promouvoir la nourriture de qualité auprès des enfants. Il existe aussi le Slow Food, qui consiste à prendre son temps lorsque l’on déjeune. Les aliments consommés sont par ailleurs de meilleure qualité, le repas est convivial et l’idée principale est de profiter.

Enfin, le fast-food haut de gamme a émergé très récemment pour répondre aux critiques émises vis-à-vis de la dégradation de la qualité des repas.

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« Les aliments consommés sont par ailleurs de meilleure qualité, le repas est convivial et l’idée principale est de profiter. »

Différences avec un fast food classique

Même si le fast-food haut de gamme a pour objectif de proposer un déjeuner ou un dîner rapide, le temps nécessaire est légèrement plus long que pour un fast-food classique car les aliments nécessitent une préparation.

Le burger, symbole du fast food est un repas équilibré tant que les ingrédients utilisés ne sont pas trop riches. Par ailleurs, ils permettent d’être créatif car il est simple de personnaliser sa recette. Vous pouvez y ajouter n’importe quel ingrédient pour l’adapter à vos goûts.

Les aliments sont donc d’une qualité supérieure (non transformée, culture biologique, ingrédients préparés à la main et cuits avec des huiles bio…) et la préparation est de meilleure qualité (on ne se contente pas d’empiler les ingrédients sans même se demander si ils tiennent). Le personnel est donc plus qualifié pour la cuisine et cela se fait ressentir sur le prix. Alors qu’un menu de fast-food classique tourne à moins de 10€, un menu dans un fast-food haut de gamme sera compris entre 10 et 20 voire 25€ suivant la qualité. En parallèle, votre hygiène de vie sera améliorée et vous prendrez plus de plaisir à savourer votre burger bio ou vos frites découpées fraîchement.

A mi-chemin entre un restaurant et un fast-food

Le fast food vise une population urbaine dont les moyens sont parfois limités. En revanche, pour les fast-foods haut de gamme (comme c’est le cas pour Red d’Hippopotamus), la profession et catégorie socioprofessionnelle est revue à la hausse. On vise désormais les jeunes cadres urbains, qui veulent manger rapidement tout en conservant la structure de leur repas : plat-dessert-café en moins d’une demi-heure.

Par ailleurs, le fast-food bio et même l’ensemble des restaurants répondent à une diminution significative du temps passé à cuisiner. Plutôt que de passer du temps à préparer des repas familiaux, on aura plus facilement tendance à sortir pour chercher un restaurant. On estime qu’un repas sur 5 est consommé hors domicile pour un budget moyen de 9,05€. Pour comparaison, en Allemagne, c’est un repas sur 7 qui est consommé en dehors et 1 sur 2 aux Etats-Unis. Cela s’explique en partie par les prix des repas.